Black Bile
Péronne Goguillon
Péronne Goguillon
Impossible de charger la disponibilité du service de retrait
Partager
Illustration originale
Stylos à encre archivistique sur papier calque
90 g/m²
21x29,7 cm / 8,3x11,7 in
2021
Non encadrée
__________________________________________________
À propos :
Peronne Goguillon (décédée le 29 mai 1679) était une femme prétendument sorcière française. Elle et les autres femmes accusées avec elle sont considérées comme les dernières femmes à avoir été brûlées sur le bûcher pour sorcellerie en France.
Le 8 mai 1679, quatre soldats de la garnison de Marchiennes, près de Douai, se comportèrent violemment dans un village de Bouvignies.[1] Ils exigèrent de l'argent des villageois, et emmenèrent l'une d'entre elles, Peronne Goguillon, et l'accusèrent d'être une sorcière. Le 10 mai, son mari Andrieu Dufosset se plaignit de cela, mais le lendemain, Michel Fontenier, le propriétaire de l'un des soldats, confirma qu'elle était une sorcière, peut-être par peur des soldats.
Vingt témoins furent appelés au procès. Peronne fut accusée d'avoir violé le saint sacrement, d'avoir visité le sabbat des sorcières, d'avoir rencontré le diable sous la forme d'un chien noir appelé Fréquette, d'avoir jeté des sorts sur des enfants, des femmes et du bétail, d'avoir pratiqué un avortement et d'avoir tué des enfants. Trois marques furent trouvées sur son corps. Elle fut finalement contrainte d'avouer qu'elles lui avaient été données par le diable. Elle désigna sa cousine Jeanne Goguillon, Jeanne Bachy, Jean Bachy, Pierre Hornet et sa fille Marie-Anne Dufosset (âgée de 18 ans) comme sorcières le 24 mai. Deux jours plus tard, elle identifia également Marie-Anne Ducrocquet, Andrieu Fischel, Philippote Fischel et Madeleine Truan. Le 28 mai, Peronne fut jugée coupable de sorcellerie et condamnée à mort par le feu. La sentence fut exécutée le 29 mai 1679.
Jeanne Goguillon fut brûlée le 3 juillet 1679 après qu'une marque eut été trouvée sur son corps. Marie-Anne Dufosset fut jugée coupable des mêmes accusations que sa mère et brûlée. Celles-ci sont considérées comme les dernières femmes à être exécutées pour sorcellerie en France ; les dernières femmes furent jugées en 1748 et 1768, mais condamnées à des amendes ; cependant, la dernière personne à être exécutée pour sorcellerie en France était un homme, Louis Debaraz, qui fut exécuté en 1745.
